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(FR) L'approche environnementale du BEP dans la conception des parcs d'activité économique

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Comment limiter l’impact d’un parc d’activités économiques sur son environnement, tout en concevant des espaces attractifs pour les entreprises ? Au BEP, cette question guide la conception des parcs d’activités depuis de nombreuses années. De la gestion de l’eau à la biodiversité, en passant par les sols et les matériaux, chaque projet intègre des réflexions concrètes dès sa phase d’étude.

Une démarche certifiée depuis 2009

La certification ISO 14001 obtenue par le BEP en 2009 dans son métier de concepteur de parc d’activités a jeté les bases d’une approche rigoureuse et volontariste en matière d’intégration environnementale. Elle se traduit notamment dans les secteurs de la gestion des eaux, de la gestion du sol, de la biodiversité et de la circularité.

L’application de cette norme permet l’intégration d’une gestion environnementale rigoureuse dans la conception, la construction et la gestion des parcs et bâtiments d’activité économique ainsi que dans le suivi technique des implantations d’entreprises.

Les différents renouvellements de cette norme depuis 2009 soulignent l’engagement du BEP en matière de développement durable, visant à améliorer continuellement ses processus, à mettre en place des actions concrètes pour réduire son impact et à se positionner pour intégrer les défis environnementaux.

une stratégie de gestion de l’eau cohérente pour l’ensemble du parc

Un parc d’activité génère inévitablement des surfaces imperméables (parkings, voiries, toitures) dont il convient de gérer adroitement le volume d’eau capté qui en résulte.

Avant toute étude des équipements, une analyse hydrologique et hydrogéologique approfondie est menée. Elle prend en compte l’ensemble des surfaces imperméables futures, y compris les bâtiments des entreprises, afin de concevoir une stratégie de gestion de l’eau cohérente pour l’ensemble du parc. Pour se prémunir contre les épisodes pluvieux les plus intenses, des hypothèses de travail volontairement sévères, parfois au-delà des prescriptions habituelles, sont retenues.

Lorsque le sol le permet, l’étude se construit autour du principe de ne rejeter aucun litre d’eau pluvial en dehors du périmètre du parc d’activité. Cela passe par la multiplication d’ouvrages de rétention et d’infiltration des eaux, aussi bien pour les eaux de ruissellement des voiries que pour celles captées par les surfaces des entreprises.

C’est ainsi qu’a été conçu le parc d’activités Care-Ys® à Bouge, où cet objectif a pu être pleinement atteint.

Les bénéfices d’une telle approche sont multiples :

  • recharger les nappes phréatiques locales;
  • éviter la pose d’un réseau de canalisation d’eau claire,
  • et réduire significativement le ruissellement vers les cours d’eau, ce qui atténue la montée des eaux par temps d’orage et les risques d’inondation en aval.
vue 3D Care-Ys® Bouge

Lorsqu’une infiltration complète n’est pas possible, la stratégie s’adapte : le surplus des eaux de ruissellement ou captées par les entreprises qui n’auront pas été infiltrées est transféré vers des bassins de rétention, puis rejetées progressivement vers le milieu naturel dans des conditions contrôlées. Cette approche a notamment été mise en œuvre sur l’extension du parc Condrolys® de Ciney-Hamois, qui couvre une superficie de 50 hectares. Le dispositif mis en place représente :

  • 5 km de noues et fossés, occupant près d’1 hectare ;
  • 2 zones de bassins d’infiltration (récoltant les fossés et les trop-pleins de noues) totalisant 1,1 hectare ;
  • une capacité de stockage entre 1 et 1,5 mètre d’eau dans les bassins pour un total de 14 000 m³. 
Condrolys®

Gestion des sols : limiter les terrassements et le charroi

La gestion des sols constitue un autre axe important. Lors de la conception des voiries, le BEP veille à limiter les terrassements et à éviter, autant que possible, l’exportation des terres excavées. Le niveau altimétrique du projet est étudié pour réduire les volumes de terre excédentaire. Quand cela est pertinent, ces terres sont gérées sur site, dans des zones identifiées à l’étude comme pouvant être légèrement remblayées.

Cette approche permet de diminuer de manière notable le charroi de poids lourds vers les centres de dépôt. Elle contribue ainsi à réduire les flux liés au chantier, tout en optimisant l’utilisation des ressources disponibles sur place.

Des matériaux choisis pour réduire l’impact des chantiers

La circularité des matériaux fait elle aussi partie de la réflexion. Les chantiers d’équipement de parcs d’activités mobilisent des matériaux qui ont un coût énergétique important. Là où le cadre technique le permet, le BEP recourt donc à des matériaux recyclés, conformément au cahier général des charges Qualiroutes en vigueur en Wallonie.

Dans le parc Care-Ys® à Bouge, cela s’est traduit par l’utilisation de 10.000 m³ d’empierrement recyclé à la place de matériaux issus de carrières. Ce choix a concerné plusieurs composantes du chantier, notamment les sous-fondations et fondations des trottoirs et des voiries, les bétons de fondation des bandes plates et des bordures, ainsi que certains matériaux liés aux égouts, aux impétrants et à la couche de base du revêtement hydrocarboné. 

Cette logique de réemploi s’inscrit dans une volonté plus large de réduire l’impact des chantiers, sans remettre en cause les exigences techniques nécessaires à des aménagements durables et adaptés à l’activité économique.

penser à la biodiversité dès l’aménagement

Chaque parc d’activités fait aussi l’objet d’un projet d’aménagements verts spécifique. Le BEP y prévoit une diversité de plantations, avec des espèces variées et des essences régionales, afin de créer des zones favorables à l’accueil et au développement de la biodiversité. Les aménagements sont également pensés pour limiter la charge d’entretien, ce qui permet de concilier qualité paysagère et gestion dans la durée.

L’encadrement technique est précis. Le cahier des charges prévoit par exemple les situations dans lesquelles un plant non viable doit être remplacé pendant la période de garantie, qu’il s’agisse de maladies, d’attaques d’insectes, d’aléas climatiques, de dégradation volontaire ou de vol. Un calendrier d’entretien est également établi pour chaque type de zone, selon la fréquence annuelle de passage nécessaire.

Cette méthode vise à assurer la bonne reprise des végétaux et à maintenir des espaces verts durables dans le temps. Elle permet aussi de donner une fonction écologique réelle aux aménagements autour des zones d’activité.

Lorsqu’une opportunité particulière se présente, le BEP peut également préserver des espaces à haute valeur biologique. C’est le cas dans le parc Cit-ys® à Belgrade, où l’ancien site militaire acquis en 2021 pour être reconverti en parc d’activités comprend 4,5 hectares de forêt et de prairie à haute valeur biologique. Cette zone a été conservée en l’état et fait l’objet d’un entretien visant à renforcer encore les conditions favorables à la biodiversité.

Une manière de concevoir les parcs qui parle aussi aux entreprises

Ces exemples montrent que les parcs d’activités économiques namurois sont pensés avec une attention réelle portée à l’environnement. L’enjeu est d’anticiper, limiter et intégrer les impacts liés à leur développement dans une conception plus responsable du territoire.

Pour les entreprises qui souhaitent s’implanter à Namur, cette approche constitue un cadre de développement cohérent. Elle traduit aussi le rôle du BEP comme acteur de référence dans la conception de parcs d’activités, au service d’un développement économique qui tient compte des réalités environnementales du territoire.

 

 

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